Un mariage [Février 2008]

- Je vais me marier.

Elle avait dit ça comme ça, sans trembler, la tête haute. J'ai relevé les yeux de mon café et l'ai dans regardé. Un long moment.

-
Sérieusement ?
- S
érieusement. Il m'a demandé en mariage hier.

J'a
vais soudain chaud.

- A
h, j'ai dis.
- T
u ne me félicite pas ?

J
'ai rougis et j'ai posé ma tasse de café.

-
Si, si, bien sûr. Félicitations.

Je m
e suis redressé et je lui ai souris. Mais elle me connaissait trop bien et elle remarqua sans aucune difficulté sa nature forcée. Pourtant elle ne dit rien.

-
C'est prévu pour cet été. Je n'ai pas encore choisis mon témoin mais j'ai pensé à toi. Je peux compter sur toi bien sûr ?

J'a
i hoché la tête en silence et elle a sourit l'air ravi.

-
Parfait. Bon il m'attends je dois y aller. On se revoit dans la semaine. A plus !

Elle s'est levée, à prit son sac et m'a fait un signe de la main avant de s'éloigner. Sa chevelure dorée à disparut au coin de la rue et j'ai inspiré fortement pour m'imprégner des dernières odeurs qu'elle avait laissé derrière elle. Mimosa. C'était son parfum préféré.

***

- Tu aurais du voir sa tête !

L
aune éclata de rire en traversant l'avenue principale. On répondit à son hilarité depuis leléphone portable qu'elle tenait scotc à son oreille.

- J'ose pas imaginer !
- Comme s'il allait mourir la minute suivante !
- A ce point ?
- Je t'assure !
-
Lau tu es vraiment trop cruelle ,réprimanda la voix duphone.
- Il l'a bien cherc ! Il faut savoir ce qu'on veut dans la vie et s'il n'avait pas...
- Oui je sais, coupa son amie. Enfin bon maintenant tout est rég.
-
Mouai... si on veut.
- Fais plus de bêtises Laurène. Maintenant que tu as fais ce que tu voulais c'est terminé.
- Oui, ou
i, rétorqua évasivement Laurène.
- Pen
se à ton avenir un peu ! Bon je te laisse. On se rappelle demain d'accord ? Bisous ma puce.
- Bisous ,
lança Laurène mais la communication était déjà rompue.

Elle sou
pira, ferma son téléphone et le rangea dans son sac. Penser à l'avenir; C'était facile à dire. Magalie avait tout pour être heureuse : La santé, un travail, un homme et un logement. Tandis que elle... il lui manquait encore certaines choses.

- Essentiell
ement par ma faute, songea-t-elle amèrement.

Non,
aussi par la sienne. Elle serra les dents et entra rageusement dans le métro.

***

Le centre commercial était bondé. Pourtant j'avais l'impression d'être seul, si seul au milieu du vide. J'avais perdu l'essentiel; Cette force qui me maintenait debout, cette lumière qui me guidait, cette énergie qui me maintenait en vie. J'avais perdu son visage, son sourire, son odeur. Elle était partie vers d'autres horizons, plus jamais elle ne m'attendrait.
Elle avait été patiente pendant longtemps. Elle m'avait suivit, accompagné, soutenu et aimé. Elle m'avait observé en silence, sans jamais rien demander, attendant un mot de moi. Et je n'avais rien dis.
J'a
i soupiré et j'ai relevé la te. Les gens continuaient à se précipiter dans cette fourmilière grouillante. Il n'y avait que moi qui m'étais arrêpour mourir quelques secondes. Ailleurs la vie continuait.
J'ai observé les couleurs gaies que les fleurs de la vitrine d'en face arboraient et je me suis levé. J'étais égoïste et je m'étais montré trop froid avec elle. Il fallait que je répare mon erreur. Il fallait que je la félicite mieux que ça. Il fallait que j'aille chez elle.

***

La porte de l'appartement claqua sèchement et un courant d'air traversa l'entrée.

-
Laurène ? C'est toi ?

L
a jeune femme enleva ses chaussures d'un geste brusque et les poussa dans le placcard.

-
Laurène ?
-
Oui ! ,lança-t-elle d'un ton exaspéré.

Ils étaient deux dans l'appartement ! Qui voulait-il que ce soit d'autre ? Elle posa violemment son sac par terre et emprunta le couloir. Elle n'avait qu'une envie: S'installer sur le canapé en sirotant tranquillement un verre de vodka. Elle pressa le pas vers la cuisine et ouvrit le placard avec hâte.

-
Lau ?

La porte du placard se referma d'un coup sec.

- Quoi ? ,décria la jeune femme en se retourna.

Le grand jeune homme blond qui se tenait dans l'entrée souriait aimablement. Il était complètement ni si ce n'était la serviette qui lui enserrait la taille et la lumière du soleil couchant soulignait ses formes musclées. Son sourire disparu lorsqu'il croisa le regard de celle qui lui faisait face.

- T
'es pas obligée d'être si agressive. Qu'est-ce qu'il y a tu t'es disputée avec quelqu'un ?
- Non
!
-
Tu peux me parler tu sais, dit-il en s'avançant.
- Ca ne te regarde pas ! Et va t'habiller on ne se balade pas dans la maison dans cette tenue.
-
Le jeune homme s'arrêta net et regarda Laurène tristement.

- D'accord. Je voulais te proposer de sortir prendre un verre ce soir mais...
-
Va s'y tout seul, coupa-t-elle. J'ai pas la tête à ça.
- Tu
veux que je reste ?
- Non
merci.

L'air boussolé, il s'éloigna en silence. Laurène soupira puis rouvrit le placard pour en sortir la bouteille qu'elle affectionnait tant. Elle s'empara d'un vert et s'installa dans le canapé. La lumière flamboyante des derniers rayons de soleil lui taquina les yeux. Elle les ferma et se laissa aller dans la douceur berçante du moment. Elle ouvrit la bouteille et se servit un verre de vodka.

***

Si mes souvenirs étaient bon, son immeuble était celui qui se situait exactement en face de l'arrêt de bus. La dernière fois que jtais venu, il venait d'être repeint et brillait de milles feux mais difficile de le reconnaître de nuit. Je me suis donc avancé vers le timent le plus opposé à l'abri-bus. Il n'y avait personne. Soudain un bruit a surgit et j'ai recu. La porte s'est ouverte sur un homme blond, bien bâtit et bien vêtu. Il avait l'air triste et rêveur. Il était beau et j'ai fmis.

***

Laurène reprit la bouteille et se servit un nouveau verre. Elle n'avait pas pris la peine de reboucher la dernière fois, sentant bien que de toute façon elle allait la finir. Elle vida son verre d'un cul sec puis expira. Il faisait noir dans la pce mais elle n'avait aucune envie d'allumer. Assise en tailleur sur le tapis, la tête appuyée sur le canapé, elle attendait que le mal passe. Elle se mit à chanter; en anglais comme il aimait tant.
On f
rappa à la porte et elle grogna. Encore l'autre qui avait oublié quelque chose. Elle se leva et se dirigea en titubant vers la porte.

***

Les chrysantmes étaient magnifiques. J'étais sûr qu'elle allait les adorer. J'ai entendu le bruit de la c qu'on tourne dans la serrure et la porte s'est ouverte.



Laurène se figea sur place. Son regard porta sur les fleurs puis sur le visage qu'elles cachaient à moitié. Il était là. Elle recula doucement puis s'écarta pour le laisser entrer.



J'ai passé la porte et me suis avancé. Elle était belle, comme toujours. Ses grands yeux bleus me fixaient l'air incrédule et elle a reculé dans le salon sans me quitter des yeux.

- licitations, j'ai dis.

Et je lui ai tendu les fleurs.



Laune ne broncha pas et il laissa finalement retomber son bras. Félicitations pour quoi ? Elle le dévisagea. Et soudain éclata de rire.



Son Parfum mimosa avait disparu. Ses cheveux d'anges étaient en désordres. Ca sentait l'alcool et le désespoir.



Son rire de démente s'arrêta net. Elle lui lança un regard cruel.

- Je vais les jeter tes fleurs.
- Tu as bu ,constata-t-il doucement.
-
Eh ouai ! Je me suis enfiquelques verres de Vodka. Ca teçoit ?
- Non je suis triste pour toi.
-
Ah ouai ? Eh ben c'est ta faute ! Ta faute si je bois !



Je me suis sentis triste, très triste.

- Laurène, murmurais-je.




- Ouai c'est de ta faute !, hurla-t-elle. Si je bois, si j'en suis là, si j'ai tout perdu ! C'est tout de ta faute !

I
l s'avança de quelques pas, comme pour la prendre dans ses bras, et elle bondit en arrière.

- Quand t'es arrivé ici j'ai tout fait pour que tu te sente à l'aise. Je t'ai présenté à tout le monde, je t'ai invité à te joindre à nous et je me suis même disputée avec certains pour qu'ils t'acceptent parmi eux. Tu le sais !

Il
frissonna et serra les chrysanthèmes dans sa main droite.

- Je t'ai toujours soutenu, même quand j'étais la seule à clamer que tu étais quelqu'un de bien. J'ai fais tout pour que tu sois heureux, pour te plaire et j'ai repoussé tellement de garçons parce que tu étais jaloux.



Un vent glacial soufflait à l'intérieur de mon corps.

-
Quand tu as pas ton audition je me suis mise toute ma famille à dos en venant te voir au lieu de rester avec ma grand-mère.

Le
s larmes ruisselaient sur ses joues. Les tiges des fleurs s'enfonçaient dans mon poignet.

- Quand j'ai voulu aller à Paris tu m'a supplié de rester et j'ai tout abandonner pour être avec toi. !

J'avais mal à la tête et au coeur. Un poignard s'y enfonçait inlassablement sans vouloir s'arrêter.



- Tu m'as rendue malheureuse !
- Non,murmura-t-il
- Si ! Tu m'as fais du mal !
- Non.
- Et tu l'as fais consciemment !
- Tais-toi !
- Tu m'a détruite !
- Tais-toi !
- C'EST TA FAUTE !


Le bourdonnement de sa voix devenait insupportable. Ses mots étaient tranchants comme une lame. Il fallait qu'ils disparaissent. Il fallait qu'elle se taise. Oui qu'elle se taise !



Sa main libéra les fleurs écrasées dans son poing. Il devait dominer autre chose. Ces mots, ce flux de paroles, sa voix. Tous ses sens s'éveillèrent pour chercher cette source de maux et la détruire à jamais. Sa bouche, sa gorge. Il l'empoigna et lui intima de se taire. Elle n'obéit pas. Il serra.



***
La lumre accrue du on poignardait mes yeux. J'avais mal. Partout.

- Laurène vous a mentit monsieur Garin. Elle n'allait pas se marier et pour cause elle était célibataire depuis deux ans.

L
'inspecteur cessa son va-et-vient et observa ma action en silence. Je ne bougeais pas.

-
Elle vivait avec son cousin, Michael, mais elle s'apprêtait à partir à Paris le mois prochain. Elle voulait reprendre les études qu'elle avait abandonnées il y a quelques années.

L'inspecteur tira la chaise et s'assit en face de moi.

-
Elle a mit longtemps à se décider. En fait tout ce qui la retenait ici c'était vous, Romuald. Elle esrait toujours que vous finiriez par l'aimer. Ce n'est que récemment qu'elle a soudainement changé d'avis. Lorsqu'elle a apprit par un de vos amis communs que vous aviez de fort sentiments pour elle elle s'est emportée. Elle n'avait plus qu'une ie en tête: Vous faire souffrir le plus possible comme vous l'aviez fait souffert.

Le grand homme se releva tout en me fixant.

- Une chose est sûre: Depuis toujours elle n'aimait que vous.

J'ai tremb. J'ai souris. Et pour la premre fois j'ai pleuré pour elle.

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# Posté le vendredi 27 février 2009 11:15

Modifié le samedi 07 mars 2009 07:13

¿ Emotion ? [Février 2009]


- J'ai froid.

- S
ouhaitez-vous que je vous apporte une couverture ?

-
Non merci. Ca ne m'aiderait pas beaucoup de toute façon.

- Pourquoi ça ? C'est grand une couverture. On se couvre, se couvre, et se recouvre. On s'emmitoufle, se calfeutre et puis on disparaît.

-
Disparaître ? Vous croyez que disparaître donne chaud ?

-
Je ne sais pas, peut être, je n'ai jamais essayé. Il faudrait que je demande ça à un disparu.

- Hum... c'est une ie. Savez-vous les trouver ?

-
Qui ça ?

-
Les disparus !

-
Non ils ont disparus.

- Alors c'est insensé. Nous ne les retrouverons pas et je devrais prendre une couverture.

-
Mais ça ne chauffe pas bien les couvertures.

-
Ca c'est vous qui le dites.

- Vous n'en vouliez pas tout à l'heure.

-
C'est encombrant. Et puis je n'ai pas froid. J'ai juste un peu... froid.

-
Ah je vois. C'est autre chose. Vous auriez du le dire plutôt car c'est différent.

- Vous connaissez le remède ?

- Mon decin me disait que ctait à cause du manque de couleurs.

- C
elles de mon visage ?

-
Je ne crois pas. Celles-là change avec les couvertures.

-
Qu'est ce qu'il me faut alors ?

-
Peut être.... des émotions.

- Des émotions. Je connais ce mot mais je n'imaginais pas qu'il s'agissait d'un médicament.

-
C'est mon médecin qui me l'a dit et il a toujours raison.

-
Est-ce que l'émotion est chère en pharmacie ?

- Oh oui ! Je vous conseille d'aller voir dans la rue. On en trouve partout, à n'importe quelle heure et ils sont nombreux à en donner.

- I
l y a sûrement des arnaqueurs.

- C'est possible mais il paraît que l'émotion est toujours efficace quelle que soit son prix. Elle réchauffe, donne des couleurs et de la vie. Les couvertures, on a beau en donné à tout le monde, ça n'empêche pas les hommes de mourir de froid.

-
Je ne veux pas mourir.

-
Alors prenez de l'émotion.

- C
ertes. En attendant donnez-moi une couverture, j'ai un peu froid.

- V
oici monsieur.

- Merci madame.


# Posté le mercredi 25 février 2009 13:39

Allis Paris[2008]

Allis Paris

Après le départ de Johan les minutes défilèrent en silence. Agenouillée par terre, Allis attendit l'arrivée de son nouveau gardien. Elle ne pleurait plus, n'ayant plus une larme à verser, et tremblait sans se plaindre. L'effet du froid et de la fatigue sans aucun doute. Elle se sentait un peu fiévreuse mais elle ne trouva pas la force de vérifier sa température. Tout ce dont elle avait besoin en ce moment c'était une couverture et un matelas chaud. Elle se sentait faiblir minute après minute et elle n'avait plus envie que de fermer les yeux et se laisser aller. Elle tourna la tête et chercha le mur à tâtons. En partant Johan avait emmené la seule lanterne qui éclairait la baraque et dehors il ne faisait pas encore jour. Prenant son courage à deux mains elle se redressa et fit quelques pas. Ses jambes était flageolantes mais la curiosité l'emporta sur la lassitude. Elle s'approcha de l'unique fenêtre et jeta un coup d'½il dehors.
On ne
voyait pas grand choses si ce n'était une lumière vive à un certain endroit et des silhouettes qui se déplaçaient rapidement. Il y avait aussi des points lumineux qui se mouvaient de droite de gauche à toute vitesse. La jeune fille comprit que des hommes équipés de lanterne courraient dans tous les sens. Que pouvait-il bien se passer pour qu'une telle agitation règne ? Elle aperçut un peu plus loin des formes étranges et soudain un cheval hennit. Son coeur se serra dans sa poitrine. Elle avait une affection toute particulière pour les équidés et ne supportait pas qu'on les maltraite. Si seulement elle pouvait avoir la moindre petite information. Elle se pencha sur le côté pour essayer d'en voir un peu plus mais en vain; il faisait trop sombre. Il aurait fallut qu'elle sorte pour se renseigner mais comment se déplacer librement quand on était captive de grands brigands ?

A cette pen
sée elle nota que son gardien n'était toujours pas arrivé. Cela faisait tout de même une bonne dizaine de minutes que Johan était partit. Y aurait-il un problème d'organisation ? Est-ce qu'on l'aurait... oubliée ? Son coeur manqua un battement. Non c'était inespéré. Elle était un otage de choix et le chef avait sûrement un plan. Peut être était-ce tout simplement un piège. Peut être quelqu'un l'attendait-il dehors pour la surprendre. Mais dans ce cas-là elle l'aurait entendu arriver puisque la cabane était très mal insonorisée. A moins que... Non c'était impossible ! Elle n'y comprenait plus rien et avait du mal à réfléchir. Etait-ce l'occasion de s'enfuir ? Devait-elle essayer cette folie ?
Sa respiratio
n s'accéléra et elle tenta vainement de se calmer. Trop d'idées se mélangeaient dans son esprit. Sans vraiment savoir ce qu'elle faisait elle s'avança vers la porte et posa sa main sur la poignée. Le panneau en bois n'avait pas de serrure. S'il n'y avait personne dehors...
Elle
prit sa respiration et appuya de toute ses forces. Aussitôt une flèche frôla son épaule. Allis sursauta, le sang glacé, et recula de plusieurs mètres. Quelle démence ! Comment avait-elle pu croire qu'on la laisserait s'échapper ainsi ?

Au loin un cri
déchirant retentit. Pendant une fraction de seconde il n'y eu plus un bruit et tout à coup ce fut l'explosion. On hurla avec violence, les cris de douleurs se succédèrent et les tirs à l'arbalète se multiplièrent. Plus loin des chevaux se mirent à galoper et leur hennissement affolés retentirent dans la clairière.

Figée sur
place Allis écouta en silence cette rage guerrière. Tout bouillonnait dans sa tête. Etait-ce un mauvais rêve ? Etait-ce la réalité ? Etait-elle encore vivante ? Avait-elle rejoint un autre monde ? Que se passait-il ? Quoi ? Comment ? Pourquoi ? Elle ne savait plus rien ! Elle n'était sûre que d'une chose: sa tête allait exploser dans quelques minutes.
Les bruits se faisaient de plus en plus lourds et Allis fut bientôt certaine qu'il y avait quelqu'un a proximité. Quelqu'un qui lui voulait du mal. Elle serra ses poings autour de sa poitrine, retenant un cri puissant. Elle voulait s'échapper d'ici. Mais comment ? Les bruits se rapprochaient dangereusement et elle recula contre le mur. Ils étaient là, tout prêts, elle le sentait.

- La bara
que qui est là ! Faites la disparaître dépêchez-vous !

Des mur
mures approbateurs répondirent à l'ordre donné et Allis frissonna. Elle comprenait brièvement le sens de ces paroles mais ne parvenait plus à se concentrer. Allait-elle disparaître elle aussi ? Une lumière s'approcha de la fenêtre et soudain quelque chose fut lancé à travers le cadre de bois. La torche émit un feulement aigu en touchant le sol. Le feu était puissant, trop pour être dominé. En un clin d'oeil il embrasa le plancher de bois et s'attaqua au vieux placard. Prostrée dans son coin, Allis tressaillit en sentant arriver la fin. C'était donc cela la mort ? Impuissante elle regarda le feu dévorer la maison sans pitié. La chaleur envahissait maintenant son corps. Une chaleur apaisante, réconfortante, endormante... oui elle sombrait.

-
ALLIS !

Le cri retentit comme une mélodie faussée; Dérangeant. La jeune fille battit des paupières sans grande conviction.

- ALLIS
!

- Re
viens ! Qu'est ce que tu fais ?!

C'était une autre voix. Agressive et autoritaire. Allis se força à rouvrir les yeux. Maintenant elle n'avait plus tellement envie de dormir.

-
ALLIS ! ,hurla-t-on de nouveau. Réponds !

- Arrête
! Tu va te tuer ! ,rétorqua l'autre voix.

- El
le est dedans ! ALLIS !

- On s'en
fous de cette catin ! Reviens !

Le crépi
t du feu couvrit les jurons de l'autre personne. Allis sourcilla tentant vainement de comprendre. Elle savait juste qu'on essayait de la trouver et qu'il fallait sortir d'ici. Si seulement elle avait la force de se relever. Pendant un instant elle n'entendit plus rien et cru qu'on l'avait abandonnée. Et puis on cria à nouveau sa voix, l'air plus déterminé que jamais.

- Allis ?

La voix s
e rapprocha et soudain il fut là, à ses côtés. Grand, fier, solide. Il allait la protéger.

- Allis ! Tu va bien ? Tu m'entends ?

El
le hocha la tête incapable de répondre. Elle voulait juste qu'il l'emmène avec lui, loin d'ici.

- D'
accord reste tranquille je vais te porter on va sortir d'ici.

Sans
plus attendre il s'agenouilla et la souleva du sol. Les yeux clos elle se laissa manipuler sans résistance. Elle sentit qu'on la tirait, la traînait, l'emmenait quelque part ailleurs. La chaleur était déjà moins forte, beaucoup moins forte, et soudain le froid l'a happa. Et l'air, et l'oxygène, et l'humidité, et le vent et la vie ! Toutes ces choses la capturèrent en un instant et elle trembla brusquement.

- C'e
st bon on est sortit. Tout va bien d'accord ?

Il s
e baissa et elle se laissa tomber dans l'herbe fraîche. Elle ouvrit les yeux sur le ciel bleu étoilé. Il faisait frais et sa respiration était presque régulière. Elle se sentait étonnement vivante. A côté d'elle quelqu'un soufflait bruyamment. Elle tourna la tête et reconnut le garçon qui lui avait sauvé la vie. Johan était plus beau que jamais. Étendu au sol, le torse soulevé par sa respiration saccadée, il ressemblait à un héros de roman. Allis lui sourit mais elle n'était pas sûre qu'il l'ai vue.

# Posté le mercredi 25 février 2009 14:16

Mortifer VS Desertor[2008]

Once upon a time, in a far country, was living a great king. He was beautiful, intelligent, and very kind with everyone. His people were loving him and everyone has faith in him... everyone except a man called Mortifer. He was old, ugly and stupid but he had a wonderful daughter. In fact it was the most beautiful woman in the country. The king was in love with her, even if his father was his enemy. Every day he was asking her hand to Mortifer and every day he was coming in her bed in secret. Until Mortifer discover their secret. He learnt that his daughter was pregnant and that she was waiting for a son. He was so furious that he locked her in house and then met the king:

- You will
never see her again ! , he said. And she will never marry you ! Ha ha ha !
- But she's the mother of my son !
- I'll
tell your son that his father is dead. Don't worry for him and don't try to see him or I may him killed.

The
great king tried to make Mortifer change his mind but in vain. Desesperate, he cried and stopped working. The country wasn't earning money anymore and people starved to death. Litte bu little, everyone began to hate the king, except the prime minister. He was an old friend of the king and tried to help him. But sixteen year later nothing had changed. One day, the old man asked the king again :

- My kin
g, how can I help you ?
-
You can't help me.
- O
f course I can. I'm you're friend. Just tell me what's happening.

And su
ddenly the king looked at his prime minister and decided to talk.

- Wel
l.... Mortifer is keeping my son and the woman I love away from me.
- Is
that all ?
- Yes.

Th
e prime minister smiled and get out of the castle. He had a wonderful idea. Indeed, at the opposite of the king, he was loved by everyone. So he said to all the men that he met on his road:

- Yo
u know what ? There is a young man in a little farm who has the power of making everyone happy. But a selfish man is keeping him in his house. If we want to be happy again we have to set him free.

The
next day, all the men of the country were walking on Mortifer's house to set free the wonderful boy. They killed Mortifer and discovered a beautiful young man who was about to get sixteen years old. His mother had died of grief two years ago and he had never seen his father. The prime minister told him the truth and asked him to come and live in the castle. The young boy accepted but it was too late: The king had died of grief two.

The
son was really angry but now that he knew the truth he wouldn't escape. He accepted to become king and since this date no one suffers anymore. He's the new great king and everyone has faith in him.



Conclusion: On ne s'ennuie pas toujours pendant les cours d'anglais avec Laugère ! ;)
Image: Desertor (CF Estelle) XD
Mortifer VS Desertor
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# Posté le mercredi 25 février 2009 13:15

iii HANA YORI DANGO !!! [2008]

Fan fiction avec mon chéri-chou.



Le jeune homme entrouvrit la porte. Prudemment, il jeta un coup d'oeil... personne. L'escalier de secours était désert et il n'y avait pas un bruit. Rassuré, il referma la porte derrière lui et dévala les marches. Il s'arrêta sur le premier palier, là où il avait l'habitude de discuter avec Makino. D'ici, la vue était splendide. Le ciel s'étendait à perte de vue et si l'on baissait un peu les yeux on apercevait le magnifique jardin du lycée Eitoku. C'est l'une des raisons pour les quelles il aimait cet endroit. En première et deuxième année il avait prit l'habitude de venir lire sur les marches de l'escalier. Ici au moins il était tranquille.... du moins jusqu'à la troisième année. Alors qu'il s'était approprié pour la troisième année consécutive l'escalier de secours, une jeune fille était venue troubler sa tranquillité. La première fois elle avait hurler sa colère au paysage silencieux sans se douter qu'il l'observait discrètement. Lorsqu'elle revint quelques jours plus tard il décida de signaler sa présence. Il croyait ainsi la chasser, lui faire peur, mais contre toute attente elle revint. Les jours passèrent et il se prit de sympathie pour elle. Jusqu'au jour où elle frappa Domyôji. Personne n'avait encore osé porter la main sur le jeune homme. Et pourtant il le méritait. Rui comprit alors que ce n'était pas une jeune fille comme les autres et qu'elle méritait toute son attention. Il redoubla d'efforts à son égard et fit tout son possible pour lui rendre la vie agréable. Ce n'était pas de l'amour... du moins pas encore. A l'époque il aimait Shizuka, son amie d'enfance. Aujourd'hui il avait bien changé. Mais il était trop tard.

Il r
epensa à la réaction de Makino lorsqu'ils avaient parlé de Tsukasa Domyôji : Elle s'était forcée à rire. Mais Rui n'était pas dupe. Derrière cette façade indifférente se profilait une horrible souffrance. Lui-même avait adopté le même masque lorsque Shizuka l'avait quitté et il savait combien Makino souffrait de l'absence de Domyôji.
Il v
isualisa de nouveau le visage triste de la jeune fille et eu l'envie soudaine de la serrer contre lui. Si seulement il n'y avait pas Domyôji. Si seulement il n'était pas son meilleur ami. Et si seulement Makino l'aimait lui... il pourrait la proger à jamais.

Les y
eux toujours rivés sur le paysage, il songea à tout ce qu'il aurait pu lui offrir. Soudain un bruit étrange le tira de sa rêverie. Il frémit en comprenant qu'il s'agissait de son portable. Il tira l'objet de sa poche et consulta l'écran noir qui indiquait "Sôjiro" . Après hésitation, il décrocha.

- Ô !
- Ô
! J'essaie de t'appeler depuis mardi ! Tu avais perdu ton portable ou quoi ?
- Non,
non je l'ai toujours sur moi.
- Alors tu fais la tête ?
-
....
- Rui
?
- O
ui je suis là.
- Ca
ne va pas ?

La voix de Sôjiro sembla soudain inquiète et Rui s'en voulu de donner du souci à son ami.

- Non ça va... je suis juste un peu fatigué. T'inquiète pas.
-
Fatigué ? J'espère que ça ne t'empêchera pas de venir en boîte ce soir. Akira et moi comptons bien te voir.
-....
d'accord j'y serais.
- Coo
l ! A ce soir alors.
- A ce soir.

La com
munication prit fin et Rui rangea son téléphone portable. Il n'avait aucune envie d'aller en boîte mais s'il refusait cela reviendrait aux oreilles de Domyôji et Makino. Et il n'avait aucune envie de briser leur nouveau bonheur.
Il
prit donc une bouffée d'air, lança un dernier regard au paysage silencieux, puis remonta les marches quatre à quatre. Sur son visage il recomposa ce masque d'éternelle tranquillité et son sourire disait: "Tout va bien dans le meilleur des mondes."
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# Posté le mercredi 25 février 2009 12:21